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Climat

Le climat de la région de Tineghir est du type aride des régions subtropicales, c’est-à-dire chaud et sec, auquel s’ajoutent des hivers frais, en relation avec l’altitude (1430 mètres environ). Il n’y pleut que quelques journées par an, les précipitations les plus importantes ayant lieu surtout en automne et en hiver.

Estimation des moyennes des températures en degrés Celsius à Tineghir (estimation basée sur les moyennes à Ouarzazate).
Jan.Fév.MarsAvr.MaiJuinJuil.AoûtSep.Oct.Nov.Déc.
161821,5252934,538373225,52015

Géologie et géographie physique

La région de Tineghir est coincée entre deux massifs montagneux, s’étendant sur plus de 700 km de long, du sud-ouest au nord-est du Maroc :

On parle alors de sillon Sud-Atlasique, où se situe d’ailleurs la route allant de Ouarzazate à Er Rachidia.

Pendant l’ère secondaire, cette région a été envahie périodiquement par la mer, d’où d’épais dépôts de sédiments riches en fossiles marins (les ammonites étant largement représentées).

La surrection de l’atlas, durant le tertiaire principalement, provoque le retrait de la mer et les déformations des strates de roches (plis, failles). L’érosion éolienne et fluviale finit de façonner ce paysage désertique de roches calcaires et argileuses.

La rivière Todra a creusé au cours du temps ces couches de roches, ce qui a donné naissance à d’impressionnantes gorges hautes de 300m mais larges seulement de 10m à certains endroits.

Cette rivière s’élargit ensuite et sur ses bords se développe un oasis de verdure (potagers, palmiers dattiers…) tranchant radicalement avec les couleurs ocre rouge de ce désert de pierres (reg).

Géographie humaine

Les habitants du sud du Maroc sont de langue berbère, à l’exception de certaines tribus nomades qui sont de langue arabe. Les habitants de la région de Tineghir comme de l’ensemble de la province de Ouarzazate sont plus précisément des Chleuhs, c’est à dire qu’ils parlent cette langue qui est une forme de berbère, tout comme le rifain dans le nord du Maroc ou le zayane dans le Moyen Atlas.

Les populations se sont installées principalement dans le sillon Sud-Atlasique, le long des rivières, à débit intermittent ou constant, qui prennent leur source dans le Haut Atlas. Il en est ainsi des oueds Dadès et Drâa au sud-ouest de Tineghir, des oueds Rheris et Ziz, qui forment la région du Tafilalet, à l’est, et de l’oued Todra qui forme la palmeraie de Tineghir qui, sans être la plus grande, est parmi les plus belles.

Ces oasis permirent et permettent toujours une agriculture abondante et diversifiée, assurant auparavant le ravitaillement des caravanes transahariennes. Elles ont ainsi, grâce aux rendements importants des récoltes, une forte densité de population, surtout si l’on compare avec le vide des regs (déserts de pierre) environnants. Néanmoins, la pauvreté et l’éloignement des grands centres entraînent une partie importante de la population à émigrer vers les grandes villes marocaines (Casablanca, Rabat…) ou en Europe (en France mais aussi au Benelux).

Il existe également de nombreux villages dans le Jbel Sarhro ou dans le Haut Atlas. Ils sont très disséminés et vivent principalement de l’élevage, ce qui fait souvent de leurs habitants des semi-nomades vivant au gré des transhumances. L’émigration y est encore plus importante que dans le sillon Sud-Atlasique, ces régions étant éloignées de toutes infrastructures. Une partie de ces migrants s’installent dans les villes du sillon, atténuant ainsi les pertes de populations de celles-ci, ceci pouvant aller jusqu’à un accroissement démographique.

Histoire

À venir

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